J'étais un consommateur de cannabis et à la cocaïne depuis 20 ans

Je suis venu ici à Vorobïev sur les recommandations, en fait, de ma sœur qui est elle-même l’infirmière dans le milieu professionnel en France. Et je suis très, très satisfait, en fait, des résultats. J’ai eu, en fait, un traitement qui a duré 19 jours, en totalité. J’ai eu aussi un traitement au xénon, au gaz xénon qui se passe dans un autre établissement qui est beaucoup plus luxueux, je dirais que c’est même un milieu VIP, en fait, pour le traitement des addicts, ou des gens qui consomment des drogues ; et le reste de mon traitement, en fait, c’est passé ici. C’est- à-dire à Vorobïev, dans le milieu ici, en fait.

***, quel était ton problème ? Pourquoi es-tu venu ici ?

En fait, je suis venu ici à Vorobïev, parce que j’étais un consommateur de cannabis depuis 20 ans, je ne dirais pas depuis l’âge de 20 ans, mais j’ai passé 20 ans à consommer du cannabis. Je suis fier aujourd’hui de pouvoir en parler au passé parce que je suis persuadé que j’y toucherais plus après le traitement et après tout ce que j’ai subi par rapport en fait à cette addiction, en fait, au cannabis. Et à la cocaïne.

C’est…je dirais pas que c’était un traitement… il n’était ni violent, ni brusque, bien au contraire, c’est vraiment quelque chose qui se passe tout en douceur. Il faut juste une préparation psychologique, d’ailleurs le personnel ici est très expérimenté, on est accompagné d’un psychologue, on est accompagné d’un coach sportif, il y a des infirmiers. Même le personnel pour faire le nettoyage est très très, très intéressant. Ils discutent bien, ils ont toujours des sujets pour la conversation, ils sont très patients, très compréhensifs, et ça franchement, il faut que je vous dise… ils font une très bonne expérience.

D’accord, donc, tu as répondu que tu as déjà essayé des solutions et tu n’étais pas satisfait. (Patient: Voilà, tout à fait.) Et comment tu as trouvé notre clinique, clinique de Docteur Vorobïev ?

En fait, au début quand je suis arrivé déjà à l’aéroport je ne m’attendais pas, en fait, à retrouver quelque chose comme ça, en fait. C’est…pour moi ce n’est pas la clinique ou l’hôpital. Pour moi, je vois ça comme étant, je dirais pas une cellule ou une prison, bien, comme étant…ça ressemble à une énorme villa, en fait, ça ressemble à une énorme villa, on vit en collectivité et il y a un grand respect aussi du patient. Si je dors, on me laisse dormir, on me laisse me reposer, on est sous surveillance vidéo, on peut venir avec des objets de valeur, et on peut les laisser dans la chambre. Donc, en fait, c’est vraiment…C’est plus qu’une clinique, en fait. En fait le terme « clinique » je pense que ce n’est vraiment pas ça.

D’accord. Et comment c’est passé ton traitement ?

Ben, mon traitement c’est très bien passé (Interlocutrice : Tu as déjà dit que tu es très, très satisfait). Oui, ça s’est très bien passé, je suis très, très satisfait d’ailleurs, je l’ai déjà dit. Les deux traitements que j’ai subi en tout cas plus d’autres traitements qui m’ont été proposés se sont très bien passés, j’ai pas eu de problèmes à ce niveau là ça … pas de… ibogaïne. Je dis bien- l’ibogaïne ? Franchement c’est quelque chose de vraiment très intéressant.

En gros, si on prend le cerveau et quand on le compare à l’ordinateur c’est comme son disque dur et c’est comme analyser chaque facette par chaque facette. Je sais pas si tout le monde peut comprendre vraiment ce que je dis, on n’est pas tous … on n’est pas tous des professionnels …et bon, c’est ça un disque dur. Là-dedans on retrouve tout ce qu’on a fait, tout ce qu’on a mis à mémoire, tout ce qu’on a projeté de faire et ça ça se …on le voit passer devant nos yeux, alors qu’on a les yeux fermés alors.

On m’a parlé de cette plante qui vient d’Afrique du Sud, à qui …est faite à partir d’écorce, d’arbre, d’écorce de racine d’arbre et de feuilles qui sont douillets, épilés. Ici, en fait, c’était une gélule. On m’a donné une gélule pour voir, en fait, si je n’aie pas de réaction allergique. J’étais accompagné d’un psychologue et d’une infirmière, un docteur, juste à côté il y a un docteur. Ça s’est très bien passé, j’avais les yeux couverts. J’insiste, j’avais les yeux couverts parce qu’en fait on a les yeux fermés et on est dans le noir, on est dans une chambre spacieuse, dans le noir.

Et, en fait, ce qui se passe c’est qu’une fois qu’on a pris la première pilule et qu’on commence à comprendre ce qui se passe, les réactions sont assez rapides. On avale la gélule et peut-être au bout de cinq minutes on commence à voir des petites étoiles. Personnellement, je pense que tout le monde n’a pas forcément les mêmes réactions, mais moi, c’est ce que j’ai eu, j’ai commencé à voir des petites étoiles. Après, par rapport à ma morphologie et par rapport à ma taille et mon poids, on m’a donné d’autres gélules qui sont calculés en fonction comme je viens de le dire en fonction de mon poids et de ma morphologie.

Et à partir de là …on prend le disque dure on branche à un ordinateur et on lit, on lit tout ce qu’il y a dessus. Donc, c’est comme j’étais partagé entre moi-même entre la conscience et l’inconscient…entre les deux en fait…je ne dirais qu’on est entre conscient et inconscient, mais j’ai pas bien de ma conscience. Ça veut dire que je ne devais pas chercher d’idées qui j’aime d’ailleurs ou de réflexions que je n’aurais pas faites et des choses que j’ai vécus, des choses que j’ai faites qui sont passées, qui passent devant moi, en fait, et…par exemple : Hop ! je peux dire : Hop ! je m’arrête là et ...que je peux faire franchement pour que ça puisse mieux marcher là.

Est-ce que … faire ce traitement en fait me fait avoir une bonne réflexion et en fait je me raconte que oui parce qu’aujourd’hui il y a de pleines de choses à faire que je pense que je peux mieux faire, que je peux…ici dans ma vie et qu’à cause de la drogue, en fait, j’ai mis toutes les choses à côté. Aujourd’hui j’ai un enfant qui a 9 ans, j’ai une femme, aussi. On ne peut être ensemble, on n’est pas ensemble, mais…on est sur ce stade de séparation, et aujourd’hui je suis prêt à faire le maximum pour que toutes les choses aillent mieux entre nous, alors qu’avant c’était pas le cas.

Tu recommandes cette clinique ?

Si, je recommande sincèrement à tous les consommateurs de drogues, qui souhaitent réellement arrêter. Je dis réellement arrêter parce que si…une fois que tu pars de cette clinique, c’est--- tu t’arrêtes. C’est…la drogue, c’est fini.

Quels sont tes projets ?

Ben, mes projets pour l’avenir sont déjà d’essayer d’avoir un peu plus d’épanouissement dans la vie personnelle, j’ai des projets comme passer mon permis moto. J’ai déjà, ça fait 20 ans que j’ai commencé, j’ai déjà eu une partie, je me suis arrêté, j’ai recommencé et j’ai arrêté tout simplement parce que...avec la cocaïne ou bien avec le cannabis il faut beaucoup de motivation ou bien à mes sujets de à des stress, en fait, qui font que…ça va forcément de bout de tout ce que sera fait.

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