Traitement par l'ibogaïne (Drogue désintoxication)

Bonjour.

Bonjour.

Comment allez-vous?

Très bien.

D’accord. Est-ce que vous voudrez nous raconter un peu sur votre histoire, pourquoi vous êtes venu à la clinique Dr Vorobiev, comment vous vous êtes senti avant de venir et comment vous avez décidé de venir ici, à Belgrade, à la clinique Dr Vorobiev, pour faire un traitement?

Bah, après vingt ans de toxicomanie et de plusieurs essais d’arrêt, je me suis dit qu’il était temps tellement extrême que je devais aller chercher une solution un petit peu extrême, quitter un peu les bords de l’Europe qui dit que, voilà, l’ibogaïne est quelque chose de mauvais ou de dangereux et j’ai tenté le tout pour le tout.Il n’y a rien à perdre à part ma vie, donc je l’ai tenté et j’en suis très satisfait, très satisfait de… du calme et de la paix que j’ai en moi à l’heure actuelle.

Vous avez passé la procédure avec l’ibogaïne quand, il y a deux jours?

Il y a un jour.

Un jour. Et comment vous sentez-vous, vous avez dit apaisé, tranquille, calme?

Apaisé et je me sens aussi plus simple. Je profite plus. Je reste assis…

Vous appréciez plus les simples, petites choses?

Voilà, j’ai ma… je suis, je suis content qu’avant, j’étais plus nerveux, jamais satisfait, donc beaucoup plus serein intérieurement.

Est-ce que vous avez réussi à jeter dehors tout ce qui vous pesait, dont larmes, dont …?

L’ibogaïne m’a fait sortir tout ce que j’avais à l’intérieur, mais il y avait toujours la part de travail de soi-même, mais l’ibogaïne fait sortir tous, toutes les choses qui nous rendent mal et nous montre le sens, à chacun, de notre vie, pour moi…

C’est très, très important. Et… dites-moi… est-ce que pour vous c’était difficile de venir ici considérant que vous êtes de Belgique? Vous avez vu que notre clinique se trouve à Belgrade, c’est assez loin. Est-ce que c’était difficile pour vous de décider de partir? Comment est-ce que vous avez trouvé notre clinique?

J’ai…en cherchant sur la plante ibogaïne et tout ça, je suis tombé, donc, sur la clinique, Dr Vorobiev et donc… Ma femme m’a dit que j’étais courageux de le faire, mais je pense qu’à un moment donné, dans une situation critique il faut prendre, il faut prendre les choses en mains, et passer les préjugés aussi, parce qu’en Europe malheureusement l’ibogaïne est interdite, donc on ne peut pas en parler à son médecin traitant, on peut pas… c’est une décision, je vais pas dire courageuse, parce que ça serait me venter et je suis pas courageux. Mais, dans la désespérance, il y a une forme de courage.

Donc, dans votre pays le traitement à l’ibogaïne n’existe pas?

Non.

Et maintenant, quand vous avez passé cette procédure, est-ce que vous êtes content d’être venu ici? Est-ce que vous êtes content de la clinique, du personnel?

Je suis très, très content de la clinique. J’étais très bien reçu. Je trouvais tout le monde sympathique, aussi bien les gens qui travaillent que les patients, donc, franchement…

Vous avez dit que beaucoup de gens parlaient français?

Beaucoup de gens parlaient français. Ils étaient tous serbes et ils parlaient tous français. Et l’accueil, l’accueil est vraiment merveilleux. Je dis aussi bien du personnel que les gens malades… c’est même bizarre, parce que bon, en Europe, pour avoir un hôpital psychiatrique, je ne dis pas que l’accueil est mauvais, mais il est beaucoup plus froid, beaucoup plus distant, ils rentrent pas dans le détail et on voit que les malades sont en souffrance.

Je comprends. Je comprends.

Je….je, je… c’est ce que j’ai ressenti, j’étais souffrant, j’ai vu les autres souffrants et j’ai pas vu les gens spécialement heureux, seulement vu les gens qui ont dix fois, quinze fois, mais vraiment dans un état pitoyable, presque à la mort, donc… non, ici c’est… j’étais plus satisfait que de mes attentes encore.

D’accord. Je suis très heureuse d’entendre des jolis mots comme ça. Donc, merci et dites-nous pour … pour après, quel est votre plan maintenant, pour le futur?

Mon plan pour le futur, c’est de… d’enfin vivre.

Oui. De vivre votre vie longtemps, sainement…

Qu’elle soit courte ou longue, mais sainement.

Oui.

Parce que je ne sais pas quand est-ce que je mourrai, mais au moins que je la vive normalement. Voilà.

Ce soir, à six heures, vous avez dit que vous avez appelé votre femme. C’est la première fois après l’ibogaïne. Qu’est-ce que vous lui avez dit?

Que je l’aime.

Merci beaucoup.

Merci à vous Daniela.

Au revoir.

Au revoir.

 

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