Thérapie de remplacement aux opioïdes

Dans le monde actuel, aucun pays ne peut se vanter d’échapper à la drogue. En Chine, dans le monde arabe ainsi que dans d’autres pays, la consommation et la vente de drogue est punie par la peine de mort.  Cependant, le problème d’addiction à la drogue existe toujours. Dans certains pays d’Europe (par exemple en Suisse et aux Pays-Bas), où le Gouvernement est très concerné pas les problèmesde violation des droits de l’Homme, et plus particulièrement concernant le droit de chaque individu à contrôler sa vie, les individus dépendants à la drogue ont la possibilité de se faire soigner gratuitement. Mais dans le cas où un individu déciderait de poursuivre la consommation de drogue, le Gouvernement lui laisse le choix de consommer de la drogue dans certains endroits spécifiques, places, où des seringues stériles et de la drogue qualitative sont proposées.  Cette mesure permet d’éviter les risques de complications éventuelles, mais ne permet pas de réduire le nombre de consommateurs, ni d’améliorer leur existence. De nos jours, il existe plusieurs manières de combattre l’addiction à la drogue.

La therapie de replacement de la methadoneL’une de ces méthodes est la thérapie par substitution. Cette technique a plusieurs objectifs: diminuer le nombre de consommateurs de rue, les tenir éloignés de symptômes de manque, les aider à reprendre le contrôle de leur vie, et les aider à retrouver un travail. Pour atteindre ces objectifs, le patient doit poursuivre la prise d’opioïdes médicalisés tout en étant surveillés par un professionnel de santé et sur une période déterminée.  Cette thérapie permet de « calmer » le cerveau. L’état d’euphorie (lorsque le nombre d’opioïdes est élevé dans le cerveau du patient) estbien supérieur ​​à la normale, et les symptômes de manque (lorsque le cerveau manque d’opioïdes) diminue progressivement. Théoriquement, le concept de thérapie par substitution peut être envisagé comme une phase de transition, permettant de passer d’une consommation libre d’opioïdes à une consommation régulée, par réduction progressive de la dose jusqu’à devenir nulle. Malheureusement, cetteméthodeprésente quelques désavantages, ce qui peut rendre son choix inadapté dans certains cas.

Les désavantages sont les suivants:

1. Le risque que le patient abuse du produit de substitution.

2. Le risque de consommer des opioïdesillégauxen complément desopioïdes de substitution.

3. Pendant le traitement, la dose de substitut peut être augmentée au lieu d’être diminuée.

4. La période de traitement n’est pas clairement définie.

5. L’apparition d’une dépendancephysiqueau produit de substitution est possible, dans le cas d’une extension de la période de soins, ainsi que le risque de sensations de manque.

 

Méthadone

Afin de résoudre ces problèmes, de nombreux scientifiques, groupes de recherche et sociétés pharmaceutiquestravaillent d’arrache-pied depuis 30 ans. La première thérapie par substitution a été la thérapie par la méthadone. La méthadone fut synthétisée pendant la 2ème Guerre Mondiale en Allemagne. Depuis les années 60, la méthadone est employée comme thérapie de substitution. Il s’agit d’un opioïde agissant sur le long terme, administré oralement et qui ne provoque aucune intoxication, mais qui est suffisamment puissant pour bloquer le syndrome de manque. De nos jours, les programmes à base de méthadone sont largement utilisés dans le monde. Toutefois, la méthadone provoque des effets secondaires graves: endormissement, léthargie, impact sur l’appétit, effets négatifs sur le foie, risque d’overdose, possibilité d’injections par intraveineuse, risque de consommation parallèle d’héroïne et de méthadone.  Malgré tout, le facteur le plus important est qu’après 1 à 2 ans de consommation régulière, la méthadone oblige le patient à se faire suivre médicalement s’il souhaite de débarrasser totalement de cette substance. Les symptômes de manque provoqués par la méthadone sont bien plus sévères etdurent plus longtemps que ceux provoqués par l’héroïne. Généralement, une 

cure de désintoxication incluant la prie de produits hypnotiques, analgésiques et sédatifs ne parvient pas à protéger le patient de l’intensité des sensations de manque à la méthadone. Le problème duit être résolu soit par le biais d’une désintoxication rapide sous anesthésie générale soit par le biais d’un traitement long, visant à réduire progressivement les doses. Il est facile de tomber dans le piège de la consommation de méthadone. Mais il est très compliqué d’en sortir. L’urgence du problème et la nécessité d’arrêter sa diffusion a conduit à la mise au point d’un nouveau substitut : la Bupreénorphine.


Buprénorphine

La Buprénorphine est un agoniste - antagonistepartiel destine à bloquer les récepteurs du cerveau. Cela signifie qu’elle produit les mêmes sensations que les opioïdes : euphorie, analgésie, rétrécissement des pupilles ; dépression respiratoire, constipationou encore des réactions similaires à celles ressenties par les individus abstinents: douleurs musculaires, diarrhée, nausées, vomissements, chair de poule, yeuxhumides, bâillements, écoulement nasal. Les effets provoqués dépendent du moment auquel le Subutex (la Buprénorphine) a été administrée. Si elle est administrée alors que les récepteursne sont pas occupés par de l’héroïne ou de la méthadone, le Subutex (la Buprénorphine) agira comme un opiacé et les effets provoqués par les opiacés seront activés. Mais dans le cas où les récepteursseraient déjà occupés par la présence d’opiacés tels quel’héroïne ou la méthadone, les propriétés antagoniste du Subutexprécipiteraient le syndrome de manque.

Actuellement, la Buprénorphine est la drogue la plus efficace en matière de thérapie par substitution. Elle n’est pas aussi puissante que ma méthadone. Elle ne cause pas d’overdose. Elle ne s’accumule pas. Elle n’est pashépatotoxique. Mais si elle est administrée par intraveineuse, ellepeut produire des effets euphoriques. C’est pourquoi la Buprénorphineprésente un risque de consommation abusive. Afin d’écarter cette possibilité, une dose de 2mg deNaloxonea été ajoutée aux comprimés actuels de Subutex (Buprénorphine). La Naloxoneest un antagoniste pure qui provoque des sensations de manqué douloureuses si elle est consommée par intraveineuse. Le mélange de Buprénorphine et deNaloxoneest appelé Suboxone

 

Substitol

Substitol i.vLe Substitol est l’une des plus grandes déceptionsdans la recherché de substitute à l’héroïne. La formulation chimique duSubstitolest le sulfate de morphine, un opioïde puissant, qui est administré en micro perles afin d’être diffusé dans le sang de manière progressive pendant 24 heures. La morphine a une composition très proche des neurotransmetteurs. C’est pourquoi elle est généralement très bien accueilliepar les patients. Le problème est que le patient en demande toujours plus. Le besoin de consommer des dosesplus importantes ou de s’injecter la substance par intraveineuse, dans le but d’atteindre un état d’euphorie élevé, est l’une des principales restrictions liées à la prise de Substitol. Il n’est pas étonnant que les patients considèrent le Substitol comme une drogue, et non pas comme un médicament. Un héroïnomane qui aurait essayé de s’injecter duSubstitolpar intraveineuse même une seule foi, affirmera sans problème que les sensations provoquées sont plus fortes que celles provoquées par l’héroïne (qui, en règle générale est un mélange de paracétamol, de glucose, ou d’autres ingrédients). Etant donné la distribution deSubstitolaux patients des cliniques pendant plusieurs jours, et de la facilité d’y avoir accès, une nouvelle forme de consommation abusive du Substitol a vu le jour. En Autriche, les capsules vertesde Substitol of 120 mg peuvent être achetées à 20 euros, les rouges de 200mg à 25 euros.  De plus le Substitol est facilement achetable dans la rue. De nombreux individus dépendants entament un traitement auSubstitolnon pas par véritable désir d’arrêter ‘héroïne, mais pour éviter de dépenser de l’argent pour s’en fournir, tout en continuant à se droguer à bas d’opioïdes prescrits à titre gratuit par leur médecin. L’organisme mettant peu de temps à s’habituer au Substitol, les patients ressentent rapidement le besoin de s’injecter le Substitol par intraveineuse afin d’obtenir les sensations recherchées. Les patientscommencent par prier leur médecin d’augmenter leur dose, parfois même en le menaçant de reprendre l’héroïne le cas échéant. Le médecin est donc forcé à prescrire la dose maximum. Mais très rapidement, cette dose ne suffit plus, et le patient commence à se procurer duSubstitoldans la rue. Certains patients consommaient jusqu’à 1600/1800mg de Substitolpar intraveineuse au quotidien.  Abuse de substitolA de telles doses, le consommateur est totalement hors de contrôle et est terrifié par l’idée de manquer par la suite de Substitol. Tout le monde sait combine els sensations de manque provoquées par l’héroïne sont douloureuses, mais celles engendrées par le Substitol sont encore plus insupportables. Les douleurs insoutenables, l’écoulement nasal, les vomissements et ladiarrhéedeviennent insurmontables, peu après la prise. Les symptômes durent en général 3 à 4 semaines. Evidemment, personne ne peut supporter un tel état. Et, une fois de plus, il existe deux options: la cure de désintoxication accélérée sous anesthésie générale ou la réduction progressive de la dose sur une période de 3 à 4 mois. La deuxième option est toujours plus douteuse. Généralement, voilà comment cela se passe: un pas en avant (par exemple: moins 200mg) en une semaine, puis deuxpas en arrière (plus 400mg) la semaine suivante. A l’opposé, la cure de désintoxication accélérée protège le patient des symptômes de manque à 100%. Pour qu’une cure de désintoxication au Substitolsoit complète, 2 à 3 procédures sont nécessaires. Le meilleur résultat en terme de sevrage durable est l’alliance d’une désintoxication accélérée et d’une thérapie à l’ibogaïne (l’ibogaïneest une manière efficace d’éradiquer l’envie de consommer de la drogue), le tout accompagné d’un processus de blocus par la Naltrexone (la Naltrexoneest un bloqueur puissant des récepteur en termes prophylactiques de rechute).Le Substitol constitue l’une des méthodes les plus adoptées par les patients dépendants à l’héroïne. Il faut toutefois rester sur ses gardes. De nos jours, la consommation abusive de Substitol et de Somnubene en Autriche est pire que celle d’héroïne, de cocaïne, ou de marijuana. Le Substitol est aujourd’hui en tête du trafic de drogue. Quant au taux de crime associé auSubstitol, il est dangereusement élevé.

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